
Présentation
Le passé familial derrière l'univers d'un romancier
Connu pour ses thrillers sombres, Jean-Christophe Grangé choisit dans Je suis né du diable de se tourner vers sa propre histoire. L'ouvrage n'est pas un roman policier : il explore les violences qui ont marqué sa famille et les souvenirs qui ont accompagné son enfance.
De quoi parle le livre ?
Paru chez Albin Michel en octobre 2025, ce récit revient sur la figure du père de l'auteur, présenté comme la menace qui a pesé sur son enfance, et sur les épreuves traversées par sa mère. Il cherche à comprendre comment les violences et l'emprise ont pesé sur plusieurs générations, et comment les proches ont tenté de protéger les enfants.
Le récit s'appuie sur la mémoire familiale et sur des paroles rapportées. Il accorde une place importante aux femmes de son entourage, notamment sa mère et sa grand-mère, dont les expériences contribuent à reconstituer ce passé.
Un texte intime et difficile
Avertissement : ce témoignage aborde les violences intrafamiliales et les traumatismes qu'elles laissent. Il peut être éprouvant, en particulier pour les lecteurs sensibles à ces sujets. La démarche de Grangé consiste à raconter des événements personnels plutôt qu'à mettre en scène une intrigue fictive à rebondissements.
Le livre permet aussi de réfléchir au rapport entre la vie d'un écrivain et son imaginaire littéraire. Il serait toutefois réducteur de considérer qu'une œuvre de fiction s'explique entièrement par la biographie de son auteur.
À qui s'adresse-t-il ?
Aux lecteurs de récits autobiographiques, aux personnes qui connaissent déjà les romans de Grangé et souhaitent découvrir une autre facette de son écriture, ainsi qu'à ceux qui s'intéressent aux questions de mémoire familiale.



